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Devant la profusion des données, il est tentant de céder au bon sens, de conclure et de s’inquiéter des mesures à prendre. Elle témoigne avant tout de l’extrême complexité du système à étudier, le globe terrestre, de sa multitude de facteurs à considérer simultanément. A ce stade, l’existence de signes contradictoires n’est pas gênante s’ils expriment que l’état du tout est encore proche de l’équilibre (dynamique truffé d’oscillations) récent ou actuel. Quand il n’y a plus d’interrogation, que tous les indicateurs s’emballent : badaboum ! Il n’y a plus d’équilibre qui tienne ! Il n’est pas dit qu’il suffise alors de tourner un bouton du fourneau allumé par l’Homme et ses activités pour réduire la cuisson sous la marmite en ébullition calamiteuse !
Il est peut-être encore temps de poser la question du changement climatique d’un point de vue qualitatif, et non seulement quantitatif : quel changement acceptable de mode de vie est-il envisageable avant qu’un autre, contraignant, ne s’impose ? Un compromis viable est-il négociable au lieu de subir un choc qui ne sera peut-être ni l’un ni l’autre ?
Entrés dans une ère de mondialisation, il est au moins un domaine dans lequel notre capacité planétaire est certaine : celui du calcul. Même si tous nos modèles mathématiques ne parviennent pas encore à être prédictifs, au moins commencent-ils à être assez explicatifs .Il est possible de calculer les consommations humaines totales de matières premières et d’énergie. Les quantités ne sont plus négligeables dans les bilans du système Terre-espace. Il se comporte comme un accumulateur en charge sous l’effet principal de la production de gaz à effet de serre. Est-il hors de la portée des générations élevées dans le précepte très approximatif : “ finis ton assiette, les petits Africains (Indiens, Chinois...), eux, n’ont pas à manger tous les jours ” de penser que piéger toujours plus de l’énergie radiative reçue par la Terre risque fort d’avoir des répercussions dans sa mince et fragile couche atmosphérique ?
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