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Il y a de quoi rester perplexe devant la querelle de très grands experts hexagonaux qui s’envoient l’un l’autre à la figure des noms d’oiseaux à finir devant les tribunaux à propos de réchauffement climatique. Le Cassandre est dans sa partie : glaciologue et climatologue de renommée mondiale et membre d’un groupe nobélisé pour ses travaux – pas mieux ! – et le taureau accusateur, géochimiste de renom s’est rendu célèbre pour ses avis tranchés exprimés à l’emporte-pièce. La querelle, y compris d’experts, est un spectacle de plus en plus prisé des professionnels des médias en mal de contenu mais peu regardants sur la nature de ce dernier : “ pour ou contre ”... la grippe aviaire, le sel dans l’eau de cuisson des nouilles et... le dernier mariage de telle vedette ? Autant de sensationnel que possible, et tant pis pour la nuance de mise dans la plupart des questions posées ! Il n’y a pas de règle absolue - à la différence du zéro; bien sûr - mais, entre deux chercheurs, le plus habitué des ministères et de la politique y développe rarement des compétences en matière de révolution climatique.
Comment sortir de la perplexité quand aucun “ pape ” ne clôt d’autorité (justifiée ?) la guerre des prophètes ?
Il y a bien le doute, le sens critique, comme qualité utile. Il mène à tester des hypothèses. L’imagination entre en ligne de compte avec la capacité d’interprétation. Par exemple, des ours polaires ont débarqué en Islande au printemps. Le cas est assez rare pour attirer l’attention ! Il ne l’est pas encore assez pour faire une chanson comme avec l’oranger en Irlande. L’asile climatique leur a été refusé. La convention internationale sur les espèces protégées est une chose, trouver un ours polaire à la porte de sa ferme en est une autre. Toujours est-il que ce qui, pris isolément, relève de l’anecdote peut être interprété diversement. Soit le milieu islandais devient favorable au seigneur de l’Arctique et il serait logique de parler de refroidissement, soit Nanuk, chassé du sien (et pourquoi donc ?), se cherche un nouvel environnement. En fait, séparément, quelle autre conclusion tirer que celle d’un semblant d’augmentation du désordre, que chaque chose n’est plus à sa place et, peut-être, n’a plus de place ?
Dans l’impossibilité de conclure isolément, séparément, les (vrais) chercheurs se mettent alors en quête d’autres paramètres, de nouveaux indicateurs, ils multiplient les pistes et les points de mesure sur chacune d’entre elles.
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