9 septembre 2008
(heure de bord = TU - 8)
Point Barrow
23h15 heure locale
Le départ approche, l’activité de la journée tourne principalement
autour de l’arrivée du nouvel équipage et surtout de son acheminement à
bord. Les rotations de dinghy sont longues, nous sommes très loin de la
plage.
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8 septembre 2008
(heure de bord = TU - 8)
Point Barrow
22h30 heure locale
Aujourd’hui, nous avons rendez-vous avec Glenn Sheehan, le directeur du
BASC (Barrow Arctic Science Consortium). Anthropologue de formation, il
dirige un énorme centre de recherche. L’an dernier, le BASC a accueilli
2700 scientifiques. Nous abordons évidemment les problématiques liées au
changement climatique. Sur le plan local, Point Barrow rencontre de gros
problème d’érosion côtière du à la disparition de la banquise (moins de
banquise, plus de vagues). La montée des eaux est également un problème
qui menace directement les infrastructures de ce village du bout du
monde (4400 habitants). Parmi les nombreuses expériences scientifiques
et recherches menées ici, la captation du méthane enfermé dans le sol
est très intéressante. Ce méthane constitue une réserve d’énergie
colossale, bien au-delà des stocks de pétrole, charbon ou gaz naturel.
Si ce méthane est relâché dans l’atmosphère, les conséquences sur le
climat de la planète peuvent être énormes. Toutefois, ici à Point
Barrow, des chercheurs essaient de voir s’il ne serait pas possible de
capter cette énergie naturelle pour l’exploiter et la contrôler. |
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7 septembre 2008
(heure de bord = TU - 8)
Point Barrow
23h30 heure locale
A 9h00, tout le monde est rassemblé comme convenu sur la plage pour
prendre le taxi qui doit nous amener au village. Le ciel est gris, la
mer calme malgré un vent bien établi. Cette plage sombre inspire un
profond sentiment de désolation. La fine bande de sable s’étire à perte
de vue entre la mer de Beaufort et les eaux boueuses du lagon. La piste
nous amène rapidement aux premiers baraquements. Ce sont à priori des
cabanes où les gens entreposent du matériel de pêche ou de chasse. A
notre grande surprise, nous y découvrons un ours en train de chercher ce
qu’il pourrait se mettre sous la dent. Il ne ferait pas bon être seul, à
pied dans les parages. Notre présence ne le perturbe pas le moins du
monde. Nous passons notre chemin. Le village n’est pas plus engageant
que le reste sous cette grisaille en revanche les gens que nous y
croisons sont attentifs, souriants. Une fois les formalités accomplies,
il est 15h00, nous regagnons le bord dans les meilleurs délais car le
bateau a été laissé seul pendant suffisamment longtemps. Demain nous
avons rendez-vous avec le directeur du BASC (Barrow Arctic Science
Consortium). Débarquer le moindre équipier à terre prend entre une heure
et une heure dix. Nous nous réjouissons d’avoir minimisé les tâches
logistiques sur cette escale. |
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6 septembre 2008
(heure de bord = TU - 8)
Point Barrow
22h45 heure locale
Nous pensions que ces deux journées passées en stand by seraient longues
mais finalement nous n’avons pas vu le temps passer. Il y a toujours
beaucoup à faire à bord que ce soit en bricolage, post-production ou en
relation avec l’équipe à terre.
Nous sommes désormais impatients de voir
du relief, de retrouver des montagnes. |
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5 septembre 2008
(heure de bord = TU - 8)
Point Barrow
22h30 heure locale
Alors que nous sommes dans un endroit parmi les plus isolés de la
planète, arrivent sur le mail de nombreux messages. Nous avons évidemment des messages tous les jours mais là, c’est la rentrée et nous
le sentons bien, même au nord du Nord. Nous employons cette journée en
bricolage, courrier, etc. Nous apercevons le village au loin mais pour
l’heure, nous n’y avons pas accès. Il faut d’abord que nous fassions
notre entrée officielle aux U.S.A. L’officier d’immigration vient
dimanche matin. Nous prenons contact par VHF avec le directeur du centre
de recherche Arctique afin de définir un rendez-vous quand nous serons
libres d’aller et de venir à notre guise. |
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