Expedition Around North America

Volet scientifique de l'expedition

L'ALASKA ET LES ENERGIES EXTRACTIVES

Recherche réalisée par Adeline Borot et Thomas Binet

Expedition Around North America
Editorial d'Olivier Pitras
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Economie de l’industrie extractive en Alaska

Le North Slope présente une famille de gisements dont le plus grand est Prudhoe Bay, découvert en 1968. Le pétrole traverse l'Alaska via un pipeline jusqu'à Valdez, d'où il est transporté par tankers vers les États-Unis. L'Alaska donna dans les années 1970 un « second souffle » à l'industrie pétrolière américaine, mais franchit à son tour son pic de production en 1989. Il y reste cependant de vastes réserves et un certain potentiel d'exploration. Les réserves de gaz de cette région seront exploitées une fois qu'un gazoduc sera construit à travers le Canada. Les compagnies pétrolières exercent une forte pression pour avoir accès aux zones encore protégées d'Alaska (ANWR, NPR-A et offshore).

Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Prudhoe_Bay


Recherche scientifique sur l’effet du climat en Alaska :
le carbone gelé dans les sols de l'Arctique, une bombe à retardement

.D'importantes quantités de CO2 contenues dans les sols gelés de l'Arctique pourraient être relachées dans l'atmosphère sous l'effet du réchauffement climatique, ce qui pourrait accélérer ce phénomène, indique une nouvelle étude scientifique.
Les scientifiques savaient que la fonte du permafrost se traduirait par des émissions importantes de gaz à effet de serre mais ils n'avaient pas une idée claire des quantités de carbone piégées dans les sols gelés de l'Arctique.
Pour le déterminer, une équipe de chercheurs américains dirigée par Chien-Lu Ping de l'université de Fairbanks en Alaska a étudié une large portion de territoire des régions septentrionales d'Amérique du nord, prélevant des échantillons de sol provenant de 117 sites différents, tous situés à au moins un mètre de profondeur.
Jusqu'alors, seules quelques mesures avaient été effectuées et à une profondeur de seulement 40 cm.
Rien qu'en Amérique du Nord, les chercheurs se sont ainsi aperçus que les quantités de carbone piégées dans l'Arctique étaient "bien plus importantes que ce que l'on croyait jusqu'alors", jusqu'à 60 fois plus que les estimations précédentes, selon l'étude publiée dans le magazine scientifique britannique Nature Geoscience.
Et les territoires du nord de l'Europe et de la Russie contiennent probablement des quantités équivalentes de carbone piégées par le froid, selon l'étude.
Or le risque de voir le permafrost fondre est bien réel, selon les experts du climat qui estiment que la hausse des températures pourrait aller jusqu'à 6 degrés celsius d'ici la fin du siècle dans l'Arctique, une région particulièrement sensible au changement climatique.
"Le relâchement d'une partie seulement de ce carbone dans l'atmosphère, sous forme de méthane ou de dioxyde de carbone, aurait un impact significatif sur le climat sur terre", souligne dans Nature Geoscience Christian Beer, biochimiste de l'Institut Max Planck de Jena (Allemagne).
Le méthane, autre gaz à effet de serre, est moins abondant que le dioxyde de carbone, mais peut avoir un effet beaucoup plus important sur la hausse des températures.
Les modèles actuels de prévisions climatiques, souligne Christian Beer, ne tiennent pas compte de l'impact potentiel des émissions de gaz retenus dans les sols de l'Arctique.

Source :http://news.fr.msn.com/sciences/article.aspx?cp-documentid=9318701


Enjeux et risques du changement climatique
pour les énergies extractives de l’Alaska

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La Russie, les Etats-Unis, le Canada, le Danemark et la Norvège sont tous engagés - à différents degrés - dans une course pour exercer et étendre leur souveraineté sur l'Arctique pour des raisons stratégiques, politiques et énergétiques.

L'agence gouvernementale américaine de recherche géologique (USGS) a récemment estimé à 412 milliards de barils équivalent pétrole les ressources inexploitées d'or noir et de gaz dans le cercle Arctique. Et 84% de ces réserves se situent au large.

Des sites offshore près des côtes septentrionales de l'Alaska produisent déjà depuis des années du pétrole et du gaz naturel, mais l'exploitation d'hydrocarbures plus au nord dans l'Arctique n'est pas chose facile.

La gouverneure de l'Alaska, Sarah Palin, choisie par John McCain comme colistière dans la course à la Maison blanche, est une grande partisane de l'extension des forages pétroliers dans cet Etat américain.

La fonte sans précédent des glaces observée ces dernières années pendant la saison estivale facilite en théorie l'accès et l'exploitation de ces ressources dont une partie se situe dans des zones polaires de l'océan Arctique où aucune puissance nordique n'a pour l'instant de juridiction.

"Dans certaines régions, comme dans l'Arctique canadien et en Alaska, les glaces posent encore un problème à l'exploitation pétrolière et gazière. Ailleurs, comme au nord-est du Groenland, la fonte facilitera l'accès" aux ressources, explique dans un courriel à l'AFP Don Gautier, spécialiste à l'USGS.

Selon les estimations de glaciologues, l'océan Arctique pourrait être libéré des glaces pendant toute la période estivale d'ici à 2030 en raison du réchauffement climatique, dont l'effet est plus intense aux pôles.

"Mais lorsque vous parlez d'installations permanentes, que ce soit des structures offshore ou de transport maritime toute l'année, vous faites encore face à un environnement hostile" pendant le reste de l'année, note Hajo Eicken, professeur à l'Université de l'Alaska à Fairbanks.

Le Fonds mondial de la nature (WWF) juge "dangereuse" l'exploitation des hydrocarbures de l'Arctique, qui accélérera selon ce groupe environnemental les effets du changement climatique.

"Les dommages dans ces régions pourraient être importants parce que l'écosystème y est plus vulnérable", dit Christian Haas, professeur à l'université d'Alberta, citant le cas éventuel d'une marée noire ou de la modification de la trajectoire de migration des caribous et des baleines.

Dans l'Arctique, la couche de glace sur l'océan et la neige reflètent les rayons du soleil. Lorsque la fonte des glaces s'accentue, cette chaleur est absorbée par l'océan Arctique et le sol, ce qui amplifie le réchauffement, un phénomène baptisé "ice-albedo feedback" (rétroaction de l'albedo des glaces).

Ce réchauffement pourrait aussi libérer d'importantes quantités de dioxyde de carbone (CO2) piégées dans l'Arctique. Or une plus grande présence de CO2, le principal gaz à effet de serre (GES) produit dans le monde par la combustion d'hydrocarbures et de charbon, amplifierait le réchauffement planétaire et donc la fonte des glaces.

Mais "l'exploration des ressources de l'Arctique ne signifie pas nécessairement de plus grandes émissions" de gaz à effet de serre à l'échelle mondiale si d'autres efforts sont entrepris pour les réduire, en développant par exemple des énergies renouvelables en parallèle, tempère M. Haas.

Source : http://www.france24.com/fr/20080831-energie-environnement
-hydrocarbure-climat-arctique-canada-russie-ecosysteme

A lire aussi l’article de recherche très intéressant sur l’impact du CC sur l’industrie extractive, mais aussi l’impact de cette industrie sur le CC : http://www.mineralinfo.org/Lettres/L2007/changement%20climat%20et%20mines.pdf


Futur ?

Avec les récents événements politiques aux Etas-Unis (la co-listière de john Mc Cain est la gouverneur d’Alaska), la donne peut changer en Alaska, notamment en matière d’environnement.

D’après le figaro.fr du 28 août (voir l'article), elle était « membre de la commission pour la conservation du pétrole et du gaz, les deux grandes richesses minières de l'Alaska, [mais] elle en a démissionné après avoir dénoncé les manquements à l'éthique de deux élus républicains locaux. […] Ses deux premières années comme gouverneur ont été marquées par l'adoption d'une loi sur l'éthique et l'élimination de projets douteux chers à la classe républicaine locale, connue pour arracher des dollars à Washington et faire le jeu des compagnies pétrolières. »