31 août 2008
(heure de bord = TU - 6)
Tuktoyaktuk
22h50 heure locale
Dans le village se trouve une goélette « Notre dame de Lourdes ». Ce
bateau devenu monument et figure emblématique à Tuk est venu de Bretagne
en Amérique du Nord puis à trouver son chemin par les voies navigables
intérieures en descendant la rivière MacKenzie jusqu’à l’Océan Glacial
Arctique. A son bord, le missionnaire français Robert Lemeur est arrivé
dans la région à l’âge de 24 ans et a passé sa vie dans la communauté de
Tuk. Sœur Lay nous raconte son histoire ainsi que sa propre expérience
en Arctique concernant le changement climatique. Nous évoquons notamment
la raréfaction des ours polaires dans la région et l’arrivée des
grizzlis. |
|
30 août 2008
(heure de bord = TU - 6)
Tuktoyaktuk
22h30 heure locale
Nous avons placé cette journée sous le signe de la logistique afin de
mettre KO la liste des tâches habituelles à faire avant le départ :
Avitaillement, eau, fuel, gaz, poste, etc. Equipiers, photographe,
caméraman et scientifique en profitent pour vaquer à leurs occupations
respectives. Le soir nous nous retrouvons tous autour de la soupe dans
la chaleur du carré et pouvons échanger nos impressions de la journée.
|
|
29 août 2008
(heure de bord = TU - 6)
Tuktoyaktuk
23h50 heure locale
Comme à l’accoutumée, nous avons démarré notre enquête de terrain
concernant le changement climatique. Ici les problèmes principaux sont
la fonte du permafrost et l’érosion côtière. Le maire du Tuk nous amène
sur le terrain pour nous montrer la forte érosion côtière auquel le
village doit faire face. Par endroit, la mer envahit le village ou coupe
des routes les jours de tempêtes. Il nous parle de l’état des
installations quand il était enfant. Certaines sont désormais sous
l’eau. Concernant le permafrost, nous allons voir par nous même en
descendant 10 mètres sous terre dans les galeries creusées pour
l’utiliser comme congélateur naturel et préserver ainsi le produit de la
chasse pendant l’été. Nous pouvons observer qu’il est constitué en
grande majorité de glace dans laquelle se mélange un peu de sable.
Ainsi, au cœur du permafrost, nous comprenons aisément que sa fonte
signifie que tout ce qui est construit au-dessus est amené à couler
n’ayant plus aucune assise sur un support devenu liquide.
Note concernant la photo :
Les cristaux blancs sur la partie supérieure de la galerie sont issus de
la condensation amenée principalement par la respiration. Les zones
noires dans la partie inférieure sont de la glace pure tandis que le
sable apparaît dans les lignes beiges. Nous pouvons ainsi voir la faible
proportion de sable en comparaison de la quantité de glace.
|
|