15 mars 2009, heure de bord = TU – 4
Newport, Rhode Island
41°29’N – 071°19’W
Malgré notre petite fête d’hier soir, la journée démarre tôt. Contre toute attente, tout le monde arrive dans le carré en même temps. Pourtant la répartition des quarts permettait à certains de s’octroyer une grâce matinée. Ainsi va la vie du bord. Nous quittons rapidement le «Long Island Sound» par «Watch Hill Passage». La mer est également calme à l’extérieur. Après avoir contourné «Judith Point», nous pouvons mettre le cap au nord-est vers Newport. En arrivant, nous avons la bonne surprise de croiser un groupe de dériveurs devant le fort «Adams». Nous laissons «Goat Island» à bâbord et venons nous amarrer sur le quai du Yacht Club de Newport qui nous accueille durant l’escale.
Il est 15h00, le loch indique 17587 milles nautiques parcourus depuis le départ. Au final nous serons loin des 18000 milles annoncés. Cette étape était la plus courte de l’expédition, nous avons eu des conditions météo calmes et nous avons pu emprunter le «Long Island Sound». Tous ces paramètres ont permis d’en faire une étape pendant laquelle nous avons pu relâcher et relaxer. Nous nous en félicitons car la distance est longue. Un petit coup de pouce de la providence est toujours le bienvenu.
Ont participé à cette étape :
De gauche à droite, en haut :
Valentine Ribadeau Dumas (France)
Pierre Charles Guerroult (France)
Catherine Cruse (France)
Olivier Pitras (France)
Robert Morton (U.S.A)
Knut Vibe (Suisse)
Jean-Yves Morvan (France)
En bas :
Claudine Conan (France, U.S.A)
Vincent Berthet (France)
Vonne Blanchet (France)
Pascal Berezay (France)
Allan Dallest (France)
Laurent Ceresoli (France)
Helga Liljia Bjørndottir (Islande) |
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14 mars 2009, heure de bord = TU – 4
Chocomount Cove, Fishers Island, Long Island Sound
41°17’N – 071°58’W
23h00 heure locale
Au petit matin tout est calme. Pas la moindre ride ne vient troubler la surface de l’eau. Nous prenons la route alors que la nuit s’achève. Petit à petit, chacun sort de sa couchette. Nous sommes quatorze à bord pour cette courte étape jusqu’à Newport. Sans vent, il est agréable de rester sur le pont. L’équipage discute par petits groupes. Les quarts de barre se succèdent toutes les deux heures.
En fin d’après midi, nous mouillons sur la côte nord de l’Île des Pêcheurs, tout à l’est du "Sound". Ce soir, nous célébrons l’anniversaire de Laurent, son petit frère Allan est à bord et le téléphone satellite a permis de recevoir des messages du reste de la famille. Claudine a fait pour l’occasion un énorme gâteau au chocolat avec des fraises. La fin de soirée se déroule au son de l’accordéon de Pascal. |
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13 mars 2009, heure de bord = TU – 4
Saugatuck, Long Island Sound
41°05’, 5 N – 073°20’W
21h35 heure locale
Au petit matin chacun vaque à ses occupations et doit faire une dernière course en ville avant le départ. Finalement, tout le monde est rassemblé à midi. Nous quittons le « World Financial Center » et prenons le chemin du sud vers la « East River ». En contournant Manhattan, nous passons devant le Bronx et Harlem dans le nord et le Queens et Brooklyn dans le sud. Nous repassons devant le building de l’O.N.U. Le ciel est bleu, il fait froid mais il n’y a pas de vent Il est très agréable de flâner sur le pont en se laissant bercer par le décor urbain qui défile. Tout est assez irréel car nous n’avons pas l’habitude de visiter les villes avec « Southern Star ». Bientôt, nous sommes à l’ouvert du « Long Island Sound », New York disparaît à l’horizon. Après une semaine passée à Manhattan, nous ressentons un sentiment d’urgence à agir. Bien qu’il nous reste pas mal d’interviews à réaliser et de nombreux spécialistes à rencontrer, nous avons lors des derniers mois recueillis suffisamment de témoignages des meilleurs scientifiques sur la question du changement climatique. Les signaux de la communauté scientifique sont clairs. Le climat change rapidement, trop rapidement et l’humain intervient dans ce changement. Pourtant, les gouvernements sont encore indécis malgré les alarmes tirées par les économistes sur les surcoûts de notre inaction. Les nouveaux marchés verts sont pourtant porteurs et comportent des solutions à la crise actuelle. Nous espérons de tout cœur que les gouvernements vont arrêter de se voiler la face. Le sommet de Copenhague doit aboutir à des actions concrètes. |
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