6 mars 2009, (heure de bord = TU – 5)
Au large du Maryland
39°18’N - 073°50’W
12h00 heure locale
Finalement, nous avons passé la nuit là, au pied de la statue. C’est un bon endroit pour prendre la température et l’atmosphère de cette grande métropole. Au petit matin, après le petit déjeuner, nous nous dirigeons vers «North Cove Marina» où nous devrions rester pendant notre séjour à New York.
Ont participé à cette étape :
De gauche à droite :
Vincent Berthet (France)
Bas : Christine Rousssel (France)
Haut : Olivier Pitras (France)
Laurent Ceresoli (France)
Pascal Barezay (France)
Claudine Conan (France)
Vonne Blanchet (France)
Pierre-Charles Guerroult (France)
Michèle Barbieri (France) |
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5 mars 2009, (heure de bord = TU – 5)
New York City
40°41’N – 074°03’W
19h00 heure locale
Au petit matin, le vent tombe. Le ciel reste clair, la mer est d’un calme absolu. Quelques cétacés respirent non loin d’une balise de chenal sans que nous puissions les identifier. Au fil des heures, les détails de la côte se précisent. Les piliers du pont Verrazzano qui marque l’entrée du port de New York sont de plus en plus distincts. Les gratte-ciel se découpent sur l’azur du ciel. Le voile de pollution si commun dans les grandes villes est là pour ne pas enfreindre à la règle. Nous passons sous le pont en début d’après midi pour nous diriger vers le nord. Après un instant, la silhouette verte caractéristique de la statue de la Liberté nous confirme que nous sommes bien à New York, il n’y a plus de doute. Nous décidons de mouiller un instant à proximité pour profiter des lumières du coucher de soleil.
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4 mars 2009, (heure de bord = TU – 5)
Au large du Maryland
39°18’N - 073°50’W
21h45 heure locale
Ce froid nous garanti au moins des journées claires, le temps est de nouveau splendide. La brise régulière nous pousse vers notre destination sans avoir à trop manœuvrer. Ce n’est pas un mal car tout est figé dans une gangue de glace.
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3 mars 2009, (heure de bord = TU – 5)
Au large du Maryland
37°35’N – 075°03’W
22h45 heure locale
Le temps est magnifique. Les cumulus, pommelés, vont au gré de la brise légère. En revanche, le froid est vif. La fermeture éclair d’une de nos bâches n’a pas supporté, nous la changerons à New York. Nous prenons de nouveau l’interminable chenal qui nous conduit cette fois vers la sortie. Dès que possible, nous établissons la toile et faisons route vers le Nord-Est. Avec les rayons du soleil, la neige accumulée sur le dodger fini par glisser et libérer l’espace. En milieu de journée, notre route nous oblige à serrer le vent. Il est difficile d’établir la Grand Voile, touts les bouts sont gelés. Nous espérons que les embruns givrant ne vont pas s’accumuler exagérément sur les structures avant. La nuit tombe ainsi. Quelques bateaux de pêches croisent alentour. La lune nous tient compagnie. |
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2 mars 2009, (heure de bord = TU – 5)
Hampton River, Chesapeake Bay
37°N – 076°19’W
18h heure locale
Notre mouillage est bien protégé, nous sommes loin de tout mais comme nous n’avons pas spécialement l’intention de débarquer, tout est donc en ordre. Au réveil, nous découvrons de la neige sur le pont. Après le petit déjeuner, chacun vaque à ses occupations. Nous redécouvrons la vie à bord avec le bateau fermé. Tout est allé tellement vite pour cette transition que nous sommes sans voix. La journée se passe ainsi sans grand événement majeur. L’ambiance est au beau fixe.
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1er mars 2009, (heure de bord = TU – 5)
Hampton River, Chesapeake Bay
37°N – 076°19’W
17h heure locale
Me voilà de nouveau sur le pont, enfin pas tout à fait, en table à cartes, c’est un premier pas. Pour le pont, Laurent garde la main.
Il est surprenant de voir à quelle vitesse nous sommes passés du chaud au froid presque sans transition. Jusqu’au Cap Hatteras, nous avons bénéficié de conditions tropicales aidées par le flux de Sud. L’hiver nous a saisi de plein fouet dès que nous avons bifurqué vers la Baie de Chesapeake, passant de 20 à 0 degrés en quelques heures.
Nous sommes arrivés en début d’après midi à l’entrée de la Chesapeake où nous resterons jusqu’au 3 au matin pour laisser passer un mauvais coup de Nord. Les chauffages ronronnent de nouveau à bord après des mois de silence. Les zones tropicales paraissent subitement loin. Nous sommes de retour au cœur de l’hiver.
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27 février 2009 (heure de bord = TU - 5)
Au large des côtes de la Géorgie.
33°30’ N – 76°29’ W
16h15 heure locale
Olivier a refait surface après 48 heures de descente aux enfers. Il apartagé une soupe et quelques sourires avec nous. Ca fait vraiment du bien de l’entendre lancer à nouveau quelques boutades de son cru. Nous sommes toujours aidés par un fort courant portant au Nord-Est. Une succession de manœuvres à la mi-journée a mobilisé une partie de l’équipage afin de nous adapter à la rotation du vent au Sud-Est. Nous nous dirigeons vers un abri situé à 100 milles dans le Nord-Ouest du Cap Hatteras. Nous espérons l’atteindre avant l’arrivée de vents contraires assez forts. L’équipage profite de cette nouvelle journée ensoleillée et chaude, certainement une des dernières. |
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26 février 2009 (heure de bord = TU - 5)
Au large des côtes de la Géorgie.
31°03’ N – 78°45’ W
17h15 heure locale
Nous continuons la traversée du plateau de Blake. Un vent de secteur Est nous accompagne et nous permet d’envisager dépasser le cap Hatteras sur un seul bord. Plusieurs animations rythment notre navigation : quelques dauphins nous rendent visitent dès l’aube, des poissons volants décollent en escadrille pour des plannings sans fin, et nous croisons à nouveau des physalies, appelées aussi «galères portugaises». Nous passons cette deuxième journée de mer dans un climat encore relativement chaud. La mer est calme, nous apprécions voir filer «Southern Star» à vive allure. A croire qu’il souhaite amener le plus vite possible son capitaine et l’équipage vers le calme du port New Yorkais. |
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25 février 2009
(heure de bord = TU - 5) Au large de « Cap Canaveral », Floride
29°02 N – 79°37 W.
21h45 heure locale
Nous avons quitté Fort Lauderdale hier dans l’après-midi. Olivier se rétablit doucement de trois jours d’état grippal. L’équipage donne le meilleur, les estomacs se familiarisent doucement avec la houle du large. Le fort courant du Gulf Stream nous aide dans notre remontée vers le Cap Hatteras à des vitesses dépassant régulièrement les 9 nœuds. De nuit, un ciel étoilé sans lune nous permet d’attraper de bons repères pour maintenir la route.
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