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Etape 12
San Francisco (Etats-Unis) - Acapulco (Mexique)
(18 novembre - 6 décembre 2008 )
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6 décembre 2008
(heure de bord = TU - 8)
Yacht Club d’Acapulco
21h30 heure locale
La journée démarre tôt. Nous prévoyons d’arriver au Yacht Club avant
9h00. Pourtant, des allers et retours de bateaux à moteurs entre la
ville et l’île « Roqueta » attirent notre attention. Avant même de
demander à l’un d’eux, nous obtenons la réponse par radio. Il s’agit
d’une course à la nage. Des centaines de personnes s’échauffent sur la
plage avant de se lancer dans la traversée du chenal. Nous changeons nos
plans et restons sur place pour assister à l’événement. Il est
finalement midi quand nous arrivons devant le Yacht Club. Marcelo Adano,
le directeur du Musée Maritime d’Acapulco qui a organisé notre escale à
Acapulco nous y attend.
12545 milles nautiques ont été parcourus depuis Tromsø pour rejoindre
Acapulco. Notre arrivée en Baie d’Acapulco marque la fin de la douzième étape de l’expédition.
Ont participé à cette étape :
De gauche à droite : Olivier Pitras (France), Jean Rio (France), Marie Rose Lefevre (France), Anthony Steer (Canada),
Giulio Ceresoli (dans les bras de son papa - France),Laurent Ceresoli (France), Monica Larizza (Italie), Mark Raymond (Canada),
Lyle Balmer (Canada), Olafur Schram (Islande), Vincent Berthet (France). |
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5 décembre 2008
(heure de bord = TU - 8)
Isla Roqueta, Mexique
16°49’N –99°54’W
23h10 heure locale
Nous traversons vers midi une zone de tortues, elles sont partout. Nous
estimons leur concentration à un animal chaque 40 mètres sur une
distance linéaire de 10 milles environ. Nous slalomons entre les tortues
afin de ne pas risquer d’en blesser quelques unes. Les sternes profitent
de ce perchoir providentiel pour s’y poser. Elles sont nombreuses dans
ce cas. Comme chaque après midi, l’équipage se retrouve à l’abri sous le
dodger. Dès la nuit tombée, la lune inonde notre univers, nous profitons
de la fraicheur relative du soir. Tout est paisible. Au loin,
apparaissent les premières lumières d’Acapulco. Une succession de
collines illuminées constitue le panorama. L’île Roqueta, quant à elle,
est totalement dépourvue de lumière et semble avoir gardé son aspect
sauvage. En s’engageant dans la « Boca Chica » entre la « Punta Lorenz » et la « Punta Coyuca » nous percevons les bruits de la ville, de la
musique principalement. Quelques bateaux locaux sont au mouillage. Nous
jetons l’ancre dans l’ouest de l’îlot « El Morro », il est 23h00. Nous
finirons notre étape demain. L’entrée de la Baie d’Acapulco est à un
mille. |
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4 décembre 2008
(heure de bord = TU - 8)
Côtes Mexicaines,
17°33’N – 102°02’W
23h00 heure locale
Le vent brille par son absence. Nous nous rapprochons autant que
possible de la côte pour en exploiter la moindre brise mais les casiers
ou les filets de pêcheurs nous obligent à nous tenir à l’écart quand il
fait sombre. La lune nous accompagne désormais une bonne partie de la
nuit. Nous voyons de plus en plus de tortues nageant paisiblement en
surface. Acapulco approche et les discussions vont bon train à propos de
la prochaine escale.
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3 décembre 2008
(heure de bord = TU - 8)
Côtes Mexicaines,
18°35’N – 103°53’W
23h15 heure locale
Malgré la chaleur qui monte, il est déjà 8h00 quand tout le monde se
retrouve autour du petit déjeuner. C’est l’occasion d’organiser la
matinée car nous devons encore faire quelques courses et quelques
bricoles techniques avant de pouvoir appareiller. Les gens que nous
rencontrons sont souriants, curieux et ouverts aux étrangers. La plupart
des courses se font au marché beaucoup plus convivial que le supermarché
qui est d’ailleurs assez mal achalandé.
Nous appareillons en début
d’après midi en route vers la «Punta Campos » avant de pouvoir prendre
notre route au sud-est le long de la côte. Les fruits et légumes achetés
dans la matinée sont grandement appréciés car nous commencions à manquer
de frais. Le ciel est bleu sans le moindre nuage. Le soleil couchant
embrase largement l’horizon alors que la lune est déjà haute. Après
quinze jours de mer, l’équipage est bien rodé et reprend son rythme
naturellement. Le programme d’Acapulco est désormais fixé et promet de
belles interviews pour alimenter notre prochaine thématique.
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2 décembre 2008
(heure de bord = TU - 8)
Manzanillo, Mexique.
19°03’N – 104°18’W
21h10 heure locale
L’équipe des navigateurs polaires en prend un sacré coup. Quand le
soleil est haut, nous restons terrés à l’abri, le moindre T-shirt est
difficile à supporter. Nous allons nous habituer mais pour l’heure c’est
l’épreuve du feu. Nous sortons à découvert seulement pour les manœuvres
et les réglages de voiles. La côte est montagneuse mais ça et là
d’immenses plages de sable blanc s’étirent à perte de vue. Il faut dire
que la visibilité n’est pas excellente. En fin de matinée, les premières
maisons percent la brume qui recouvre les reliefs. Bientôt les détails
se font plus précis, nous apercevons la digue, les grues de la zone
portuaire et plus loin, à flanc de colline, un enchevêtrement de
maisonnées aux couleurs claires. L’ensemble ne manque pas de charme.
Quelques barques et petites embarcations sont amarrées à des corps
morts. Nous en prenons un sur le conseil d’un pêcheur. Il est 14h30, la
petite ville de Manzanillo sera notre hôte jusqu’à demain matin.
L’équipage débarque pour faire quelques courses. Acapulco est à 300
milles (555 kilomètres)
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1er décembre 2008
(heure de bord = TU - 8)
Côtes Mexicaines
19°35’N – 105°21’W
22h50 heure locale
L’étoile polaire se rapproche désormais de l’horizon. Nous qui avons
l’habitude de l’observer en se tordant le cou ou allonger dehors sur un
lit de neige, ça change. En nous rapprochant de la côte, nous pouvons
compter sur les brises thermiques car le vent est faible.
Ainsi, nous pouvons optimiser notre route. Au coucher du soleil, un fou
vient se reposer un instant en bout de bôme. |
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30 novembre 2008
(heure de bord = TU - 8)
Côtes Mexicaines
20°45’N – 106°56’W
23h50 heure locale
Nous sommes seuls au monde. Nous n’apercevons pas la moindre lumière à
l’horizon. Seule la voûte céleste donne le change à l’immensité de
l’Océan. Loin de toutes pollutions visuelles, le ciel est
remarquablement limpide. Les étoiles s’organisent par milliers rendant
parfois difficile l’identification des constellations. Le train de houle
descendant de la mer de Cortes est clément. Nous glissons
confortablement grâce au vent régulier qui nous vient de la hanche
bâbord.
La journée démarre ainsi, paisible comme un dimanche. Chacun
lit, s’étire, se rafraîchi avec un saut d’eau ou discute calmement. Aux
heures les plus chaudes de la journée, tout le monde se regroupe sous le
dodger. Les repas prennent une importance particulière et les quarts
défilent toutes les trois heures. Ainsi s'achève ce mois de novembre à
bord de "Southern Star" . |
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29 novembre 2008
(heure de bord = TU - 8)
Basse Californie, Mexique
22°02’N – 109°03’W
22h40 heure locale
Le vent tient bon. La température est douce. Nous arrivons en fin de
matinée à proximité du cap San Lucas qui marque l’extrémité sud de la
Basse Californie. La ligne de pêche mise à l’eau depuis le matin reste
bredouille. Après le repas, nous nous employons à couvrir le dinghy
d’une bâche qui le protège du soleil. Il devient de plus en plus
agressif. Une partie de l’équipage cherche la protection du cockpit
tandis que d’autres s’offrent un petit bain de soleil. Un fou tourne à
maintes reprises autour du bateau, nous pensons qu’il est peut-être
blessé et cherche à se poser, mais il disparaît bientôt. Les derniers
contreforts de la Basse Californie s’éloignent à l’horizon tandis que
nous entamons la traversée du golfe de Californie à l’ouvert de la mer
de Cortes. Nous avons désormais chaque jour des contacts avec Marcelo
Adano, le directeur du Musée Maritime d’Acapulco sur qui repose
l’organisation de notre prochaine escale. Nous y serons accueillis par
le Yacht Club d’Acapulco. |
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28 novembre 2008
(heure de bord = TU - 8)
Basse Californie, Mexique
23°24’N – 110°52’W
23h55 heure locale
La nuit répond à notre attente et nous offre une bonne tranche de
sommeil. Néanmoins le rythme des quarts ne s’efface pas si rapidement, à
6h30 tout le monde est sur le pont. La baie devant laquelle nous sommes
mouillés est aride et sauvage. La plage de sable blanc est déserte. En<
arrière plan, le relief très plissé, s’élève progressivement jusqu’à 400
d’altitude environ. La végétation est rase, sèche. Ce paysage a
décidément beaucoup de charme. Après le petit déjeuner, la plupart
d’entre nous prennent un bain. La situation météo, ce matin, prévoit du
vent de Nord Nord-ouest stable pour les prochaines 48 heures. Il n’y a
pas à hésiter une seconde, nous appareillons dans les meilleurs délais.
Nous repassons le goulet d’entrée avec du courant favorable, la mer est
belle, la brise fraîche. Nous établissons sans tarder les tangons qui
nous permettent d’éviter aux voiles de claquer quand le vent vient de
l’arrière. Nous filons ainsi à bonne allure et confortablement vers
notre destination. Quelques pélicans survolent le bateau et viennent se
poser à proximité. La journée se passe ainsi à glisser vers le sud-est.
Une troupe de plusieurs dizaines de dauphins croise notre route mais ne
s’attarde pas. La nuit tombe à 17h00. C’est tôt, mais nous faisons de
l’est et nous n’avons pas encore changé notre heure locale. Nous
changerons une fois arrivés de l’autre côté du Golfe de Californie. A
23h30 nous franchissons le tropique du Cancer et entrons donc en zone
tropicale au 11 771ème milles parcourus depuis le départ.
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27 novembre 2008
(heure de bord = TU - 8)
Baie de la Madeleine, Basse Californie, Mexique
24°34’N – 112°04’W
22h10 heure locale
Après la pluie, le beau temps. La nuit s’esquive sous l’immensité de la
voûte céleste tandis que la journée démarre par un flamboyant lever de
soleil. En milieu de matinée nous observons une baleine de loin,
impossible à identifier. La côte est à 50 milles, invisible. Il faut
attendre le cap San Lazaro, pour s’en approcher. Frégates et Pélicans
vont et viennent curieux. Deux baleines grises soufflent à proximité, à
moins de cinquante mètres, nous les suivons un instant du regard avant
qu’elles ne sondent. Les montagnes de la côte sont profondément érodées,
désertes et sauvages. En fin d’après midi, nous prenons la passe qui
nous mène dans la Baie, le courant est avec nous. De nombreux poissons
sautent de ci de là pour échapper à leurs prédateurs. Il fait nuit quand
nous mouillons dans l’est du Mont Isabel, au sud de la Pointe Belcher.
Le ciel est constellé d’étoiles. Nous passons une soirée paisible. |
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26 novembre 2008
(heure de bord = TU - 8)
Basse Californie, Mexique
25°40’N – 113°09’W
23h45 heure locale
Pas une étoile dans le ciel, la journée s’annonce grise. Pas de vent ou
presque et cette dépression qui ne nous lâche pas. Nous passons la
journée ainsi à essayer d’optimiser la route avec le peu qu’il nous est
offert. En milieu d’après midi, les grains se mettent de la partie. Nous
avions oublié ce qu’est une vraie pluie. Les éclairs entrent en scène à
la nuit, théâtral mais cela ne dure pas. En revanche, les grains se
succèdent les uns derrière les autres. De grain en grain, nous taillons
notre route vers la Baie de la Madeleine distante de 90 milles. |
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25 novembre 2008
(heure de bord = TU - 8)
Basse Californie, Mexique
27°02’N – 114°26’W
22h45 heure locale
Notre passage entre les îles San Benito et l’île Cedros marque le sud de
la Baie Vizcaino. Nous allons pouvoir maintenant naviguer plus proche de
la côte. Au petit matin, la Pointe Eugenia apparaît sur bâbord. La côte
est montagneuse, ocre et aride. Les reliefs varient de 300, 400 mètres
jusqu’à 900 mètres pour les plus hauts sommets. Nous ne voyons pour
ainsi dire aucune trace humaine à part les phares qui jalonnent de loin
en loin la côte et quelques rares hameaux isolés. Un jeune phoque vient
nous rendre visite, sa nage est vive, il saute régulièrement hors de
l’eau comme le font les dauphins. Au loin, vers la côte, une baleine à
bosse fait route au sud. Nous harmonisons notre route en fonction des
zones de « upwelling », riches en plancton où il est fortement probable
d’observer des baleines. En fin d’après midi, alors que le ciel commence à se teinter de rouge, des centaines de dauphins communs nous rendent
visite. Pendant un instant, ils sont partout. Aussi loin que porte le
regard et dans toutes les directions nous pouvons suivre leur nage
gracieuse entrecoupée de petits sauts hors de l’eau.
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24 novembre 2008
(heure de bord = TU - 8)
Basse Californie, Mexique
28°36’N – 115°36’W
23h50 heure locale
De micros dépressions venant de l’ouest sud-ouest perturbent le flux de l’anticyclone. Le vent n’est pas établi. Fortes au large, elles se comblent à
l’approche des côtes et nous laissent dans des calmes déconcertants. Nous ne nous laissons pas abattre pour autant. La cuisine prend une place privilégiée
dans la vie du bord et les équipes rivalisent d’ingéniosité pour accommoder de bons petits plats. Nous pêchons juste avant midi notre première bonite qui
fait le plaisir de tous. A la tombée de la nuit, nous apercevons le phare de l’île San Benito à 25 milles. L’immense baie Vizcaino s’étend au levant. Il
pleut. La houle est calme mais suffit à faire claquer les voiles. Dès que cette dépression sera passée nous devrions retrouver un flux de nord nord-ouest établi.
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23 novembre 2008
(heure de bord = TU - 8)
Basse Californie, Mexique
30°51’N – 116°31’W
22h15 heure locale
Après une bonne nuit de repos, nous faisons un complément
d’avitaillement et sommes prêts à appareiller en milieu de matinée. Le
soleil est déjà chaud. La ville est calme, un vrai dimanche ! Quelques
lions de mer agitent nonchalamment leurs nageoires. Nous dégageons la
Baie de « Todos Santos » par le sud. Les montagnes sont ici dépourvues
d’arbres. Les versants ocres sont arrondis et doux, entaillés par
endroits par de profonds ravins. Nous glissons ainsi doucement vers le
sud, longeant l’immense péninsule de la « Basse Californie ». Elle
s’étire sur 1160 kilomètres du nord au sud.
La chaleur est désormais
suffisante pour se protéger pendant la journée sous une bâche que nous étendons au-dessus du cockpit. Quelques instants après le coucher du
soleil nous povons identifier les phares de « Cabo Colnett » et de la «
Isla San Martin ». Chaque petit cap de la côte est occupé par un phare.
Le ciel est couvert d’étoiles. |
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22 novembre 2008
(heure de bord = TU - 8)
Ensenada, Bahia de Todos Santos, Mexique,
31°51’N – 116°37’W
23h00 heure locale
Nous approchons de la côte mais elle garde son mystère. La visibilité
est inférieure à un kilomètre. Tout est calme, la houle s’aplatit au fur
et à mesure que les fonds diminuent. Enfin, nous apercevons les
premières maisons, nous sommes tout prés. Les grues du port s’imposent,
immenses, dans ce décor brumeux mais le drapeau mexicain qui flotte au-dessus de la ville est encore plus immense. Il est gigantesque. Il est
10h00 quand nous nous amarrons sur les quais du chantier « Baja Naval ».
Un paquebot est à quai, la zone portuaire est vaste. En allant faire nos
formalités d’entrée, nous pouvons sentir que toute la ville est tournée
vers le tourisme. Les USA sont à deux pas. Après moult palabres, nous
réussissons à compléter nos démarches officielles sans devoir attendre
lundi. La soirée se passe au clame, à bord. Nous poursuivrons notre
route au sud dès demain matin.
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21 novembre 2008
(heure de bord = TU - 8)
Pacifique Nord, côtes mexicaines
32°22’N – 117°33’W
22h30 heure locale
Le pont est détrempé, pourtant là haut, les étoiles continuent leur
ronde dans un ciel sans nuage. Nous ne sommes pas habitués à un air
aussi chargé d’humidité. Il nous semble rentrer à petit pas dans un
sauna. Au point du jour, un appel radio de l’US Navy nous annonce des
opérations de tirs dans la zone et nous déroute vers le nord de l’île «
San Clemente». Quelques heures plus tard, de puissantes détonations
nous confirment la chose. Bientôt, le soleil sèche le pont et nous
pouvons en profiter à notre aise. Les conditions de navigation sont
calmes. L’heure est à la détente. Nous prenons le repas de midi dans le
cockpit à l’ombre. L’après midi est employée à aérer la voilerie, ce
n’est pas une mince affaire. Chaque voile pèse en moyenne 110 kgs, elles
sont montées sur le pont à l’aide d’une drisse (corde qui sert à monter
les voiles). Tout reprend sa place avant que l’humidité ne retombe. En
fin de soirée, nous sommes à quinze milles (28 kilomètres) à peine des îles Mexicaines « Los Coronados». |
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20 novembre 2008
(heure de bord = TU - 8)
Pacifique Nord, côtes californiennes
33°13’N – 119°20’W
23h55 heure locale
Nous avons une belle lune descendante qui nous accompagne jusqu’au petit
matin. Le ciel est constellé d’étoiles. Cette étape est décidément celle
ou nous laissons de côté les tenues chaudes pour la première fois de
l’expédition. L’aube nous trouve devant le canal de Santa Barbara au
large de la pointe Conception. Nous apercevons régulièrement des
dauphins. Nous passons dans le sud des îles San Miguel, Santa Rosa et
Santa Cruz pour nous diriger vers l’île militaire de San Nicolas. Toute
la zone est une aire d’entraînement au tir de missile, nous veillons
attentivement la radio au cas ou nous la traverserions en pleine
manœuvre. La nuit tombe tôt, à 17h30, noire comme l’ébène. En fin de
soirée nous longeons San Nicolas sans avoir eu le moindre appel radio
nous concernant. Le vent tombe d’un cran, nous réduisons nos ambitions
concernant notre arrivée au Mexique. Le port de Punta San Miguel
Ensenada est à 165 milles (305 kilomètres). Nous avons décidé d’y faire
notre entrée officielle. Il se trouve juste à la frontière, au sud de
San Diego. |
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19 novembre 2008
(heure de bord = TU - 8)
Pacifique Nord, côtes californiennes
35°07’N – 121°30’W
22h35 heure locale
Nous démarrons cette étape avec une mer calme. Seule une légère houle
d’ouest vient bercer ceux qui dorment. La nuit est noire. Au petit matin
la brise se renforce, nous améliorons notre vitesse qui jusque là
n’était pas folichonne. Les montagnes de la côte sont par moment
visibles à une vingtaine de milles. La visibilité n’est pas excellente
et nous gardons un œil attentif aux cargos. Quelques dauphins viennent
jouer un moment dans l’étrave. L’équipe prend ses marques. Quatre
nationalités sont représentées à bord : Canada, Islande Italie et
France. |
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18 novembre 2008
(heure de bord = TU - 8)
Pacifique Nord, 37°08’N – 122°37’W
22h30 heure locale
Quelle semaine !! Nous avons eu droit à un temps splendide et nous avons
fait de belles rencontres à propos de notre thématique. Le solaire,
l’éolien, la géothermie, les marées, les bâtiments respectant
l’environnement, les procédés de lutte contre les marées noires tout
cela au niveau individuel, municipal et étatique, bref, la Californie
est à la pointe de la lutte contre le changement climatique aux U.S.A.
D’ailleurs le gouverneur Schwarzenegger a annoncé hier à Sacramento
l’augmentation des objectifs pour les énergies renouvelables de 20 à
33%. Le « Green » est ici dans le vent et le business s’en porte que
mieux.
8h00 : Ce matin, notre dernier invité de la semaine arrive, micros,
caméras, séquence sur le pont.
9h00 : L’équipe termine de trier, graver, téléphoner, e-mailer. Il y a du
brouillard, l’avion est confirmé pour les prises aériennes, les pompiers également. Vonne et Thierry restent à terre, ils prennent l’avion demain
pour Paris tandis que Diana va retrouver un peu de calme après le
passage de Southern Star.
11h00 : Embrassades, le départ, émouvant.
Le brouillard est épais, l’avion fait des rases mottes pour pouvoir
faire des images. Vu du bateau c’est inquiétant. Alcatraz, le Yacht
Club, le Golden Gate, tout disparaît très vite et ne reste visible qu’au
radar. Nous nous dirigeons vers la sortie. Nous apercevons le Golden
Gate juste à l’instant où nous passons dessous, le plafond est vraiment
très bas. Dehors, la mer est calme, le vent également. Le ciel reste
couvert mais le brouillard se dissipe. Nous dégageons le chenal d’accès
à la baie et sommes bientôt en route au sud vers le Mexique.
Nous avons choisi une photo prise hier après midi alors qu’il faisait
encore grand beau. |
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